Une ambiance de fin de mission, mais surtout de nouveau départ. Après deux jours d’intenses réflexions, la première Table ronde nationale sur les défis de l’Aménagement du territoire a fermé ses portes ce mardi à Kinshasa.
Pour cette seconde journée, les 26 provinces ont dressé un état des lieux sans complaisance de leurs entités, avant la lecture des recommandations par le Professeur Henri Limbaka, Directeur de Cabinet du Ministre.
Dans la salle, le sentiment est unanime : c’est une grande première. Depuis la création de ce ministère, jamais une telle concertation n’avait réuni acteurs institutionnels, partenaires et société civile. Le représentant des participants a tenu à saluer le leadership du Chef de l’État, la vision de la Première Ministre et, surtout, le pragmatisme du ministre de l’Aménagement du territoire, Dr. Jean-Lucien Bussa Tongba, déterminé à réformer un secteur clé pour l’émergence du pays.
À la tribune, le patron de l’Aménagement du territoire n’est pas venu pour de simples formalités.
Pour Jean-Lucien Bussa, l’ère des diagnostics répétitifs est révolue. Place désormais à une planification territoriale cohérente, inclusive et articulée avec les besoins réels de chaque secteur.
« Cette table ronde sonne l’heure de l’action. Les défis identifiés exigent des réponses concrètes, coordonnées et pérennes. Nous devons sortir des discours pour entrer dans la mise en œuvre ”, a indiqué Jean Lucien Bussa.
Parmi les recommandations phares : l’implication systématique de l’Aménagement du territoire dans les projets structurants, notamment les corridors de développement. Pragmatique, le Ministre a instruit les divisions provinciales de transmettre, d’ici le 15 juin 2026, les dossiers complets sur la planification spatiale et le répertoire des conflits fonciers identifiés en province.
En plaçant ce secteur au cœur du développement durable, la RDC se dote enfin d’une boussole. La volonté politique est là, le cadre légal est posé, reste désormais le défi de l’exécution sur le terrain.
