RDC : le gouvernement dénonce la violation de l’accord de Washington par le Rwanda dans l’axe Kamanyola–Uvira

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a tenu, sous la direction de la Première ministre Judith Suminwa, une réunion urgente consacrée à la situation sécuritaire et humanitaire dans l’axe Kamanyola–Uvira, au Sud-Kivu. Autour de la Cheffe du gouvernement se sont réunis le Vice-Premier ministre de la Défense, celui de l’Intérieur, le ministre Jacquemain Shabani, ainsi que la ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, accompagnés d’autres membres du cabinet.

À l’issue de cette séance, les autorités congolaises ont adopté un ton ferme. Elles affirment que les bombardements récents dans la région, qu’elles attribuent au Rwanda, ont plongé la zone dans une situation humanitaire alarmante. Kinshasa accuse explicitement Kigali de ne pas respecter l’accord de Washington, qu’il avait pourtant signé, et de multiplier des actions jugées hostiles depuis la frontière.

Pour le gouvernement congolais, ces actes ne se limitent plus au territoire de la RDC : ils témoigneraient d’une volonté de « régionaliser le conflit », notamment en ciblant également le Burundi.

Face à ce qu’il qualifie d’«agissements belliqueux», l’exécutif congolais appelle le médiateur américain à intervenir rapidement afin d’obtenir un arrêt des attaques qu’il impute au Rwanda.

Les autorités exhortent par ailleurs les populations locales à maintenir une vigilance élevée et à se méfier des rumeurs, sources de confusion et de panique dans un contexte déjà tendu.

Alors que la pression monte dans la région des Grands Lacs, Kinshasa assure suivre de près l’évolution de la situation au Sud-Kivu, en coordination avec ses partenaires internationaux.

ARTICLES SIMILAIRES