Le dossier relatif à la société FINA Log SA continue de susciter des réactions contrastées, notamment autour de l’implication du ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa. Alors que certaines voix dénoncent une intervention irrégulière, d’autres défendent la légalité et la transparence de la démarche engagée.Selon des éléments présentés comme des preuves administratives, la décision de céder des parts du Pool HRS s’inscrirait dans un processus amorcé dès 2021.
Cette initiative aurait été validée par les autorités compétentes à l’issue de concertations techniques, traduisant ainsi le principe de continuité de l’État. Dans cette perspective, le ministre aurait agi en application d’une décision antérieure, et non de manière isolée. Les documents évoqués mettent également en avant une traçabilité des échanges administratifs, jugée conforme aux règles de gouvernance des entreprises publiques. Le respect du droit de préemption des actionnaires est présenté comme un élément central, visant à garantir que l’opération respecte les normes du droit des sociétés, notamment dans le cadre du droit OHADA.
Sur le plan économique, l’opération serait motivée par des objectifs de rééquilibrage financier et d’optimisation des actifs de FINA Log SA. Ces objectifs relèveraient des prérogatives du ministère du Portefeuille, chargé de veiller à la performance des entreprises publiques.
Par ailleurs, la transmission des correspondances aux plus hautes autorités de la République est avancée comme un gage de transparence institutionnelle. Le ministre n’a commis aucune violation de procédure ni aucun intérêt personnel n’ont été démontrés à ce stade. Cependant, des critiques persistent.Certains observateurs rappellent que, dans le cadre du droit des sociétés et des règles OHADA, les décisions relatives à la structure de l’actionnariat relèvent exclusivement du conseil d’administration et de l’assemblée générale. Ils soulignent également que l’État ne disposerait pas d’une minorité de blocage dans certaines entités concernées, ce qui limiterait son pouvoir décisionnel.
Dans ce contexte, des interrogations subsistent quant aux intérêts en jeu, notamment ceux attribués à certaines personnalités impliquées dans le dossier. En l’absence de conclusions judiciaires définitives, le dossier FINA Log illustre les tensions récurrentes entre gestion publique, gouvernance d’entreprise et interprétation du cadre légal en République démocratique du Congo.
