Dans le cadre solennel choisi pour accueillir la cérémonie d’entérinement d’un nouvel accord de paix et de coopération économique entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda, le président américain Donald Trump a salué, ce jeudi 04 décembre 2025, un «moment historique» après «plus de trente ans de conflit» entre les deux pays des Grands Lacs.
“ Nous avons énormément raison d’être ici, dans ce beau cadre”, a-t-il déclaré en ouvrant la rencontre, entouré de délégations africaines et de conseillers américains. Devant un auditoire élargi à plusieurs représentants régionaux, Trump a remercié les personnalités présentes, évoquant un «lieu remarquable» pour marquer «la fin d’une guerre depuis des décennies».
Le texte, qualifié par l’ancien président d’ «accord de Washington», porte à la fois sur un engagement de cessation des hostilités, le retour des réfugiés dans leurs foyers et un volet économique visant à «forger des partenariats» et à revoir certains régimes douaniers.
“ Dans la presse, on dit beaucoup de choses. Aujourd’hui, on peut dire que les États-Unis signent un accord avec la RDC et le Rwanda”, a insisté Trump, promettant des collaborations économiques renforcées et une distribution plus équitable des ressources dans la région.
Il a également assuré que les États-Unis accompagneraient la mise en œuvre de mécanismes de justice «à l’égard de ceux qui ont commis des atrocités».
Donald Trump a longuement évoqué les deux chefs d’État signataires, Félix Antoine Tshisekedi et Paul Kagame, louant leur «courage politique» et leur «relation renouvelée» après des décennies de tensions.
“ Ces deux messieurs s’apprécient, ils ont passé beaucoup de temps à s’entretuer, et maintenant ils vont se tenir la main”, a-t-il commenté, dans un passage remarqué de son discours.
Se tournant vers les deux présidents, Trump a ajouté : «Regardez-les, comment ils s’apprécient, comment ils s’aiment.»
Il a ensuite invité successivement Paul Kagame puis Félix Tshisekedi à prendre la parole, les qualifiant de «grands dirigeants».
Durant son intervention, l’ancien président est revenu sur l’ampleur de la crise qui a secoué la région des Grands Lacs depuis les années 1990.
“Pendant plus de 30 ans, un conflit a eu lieu, des millions de personnes mortes, des familles déplacées”, a-t-il rappelé, affirmant que la signature de l’accord constituait «la réussite d’un processus lancé depuis longtemps».
Il a attribué une part de ce succès à ses conseillers, mentionnant notamment Marco Rubio, Massad Boulos, ainsi que plusieurs représentants africains, du Qatar et des Émirats arabes unis.
Si la cérémonie marque un tournant diplomatique symbolique, la réussite de l’accord dépendra largement de son application sur le terrain, notamment en matière de sécurité dans l’est de la RDC et de gestion des groupes armés actifs dans la région.
Mais pour Donald Trump, l’heure était à l’optimisme
“Nous avons lancé un grand processus… Aujourd’hui nous réussissons”, conclut-il.
