PORTEFEUILLE : L’héritage d’un réformateur, quand Jean-Lucien Bussa s’explique sur son bilan aux Portefeuilles de l’État !

Invité de marque de l’émission « Fauteuil Blanc » de Jean-Marie Kassamba, Jean-Lucien Bussa Tongba a saisi l’occasion pour s’adresser directement à l’opinion, non pas pour se justifier, mais pour éclairer la lanterne sur les principes qui ont guidé son action au sein du ministère du Portefeuille. Loin de la langue de bois, l’ancien ministre du Portefeuille a livré une véritable leçon de gouvernance, articulant son bilan autour d’une vision stratégique, d’une discipline de fer et d’une volonté inébranlable de transformer les entreprises publiques en de véritables moteurs de développement.
Ses propos ont permis de dessiner le portrait d’un homme qui se définit comme un réformateur et qui a, en l’espace d’une année, initié un changement de paradigme qui aura des répercussions durables sur la gestion des biens de l’État.

LA PHILOSOPHIE D’UN RÉFORMATEUR – AU-DELÀ DE LA GESTION, UNE VISION POUR L’ÉTAT

Dès les premières minutes de l’interview, Jean-Lucien Bussa a tenu à clarifier son rôle, une distinction fondamentale pour comprendre l’ensemble de son action.
Il a affirmé avec force que le ministère du Portefeuille a pour seule charge « la gestion et l’administration des entreprises », et non pas la « police technique ».
Cette précision, loin d’être un simple détail sémantique, a été le pilier de sa philosophie : il s’agissait de poser un cadre de gouvernance solide et rigoureux, pour que la gestion quotidienne soit laissée aux professionnels compétents [Ndlr : le cas de la CADECO SA avec l’avènement de Kabedi Malangu Mbuyi et Célestin Mukeba Muntuabu respectivement présidente du conseil d’administration et directeur général, une synergie des maniaques des chiffres, mieux les banquiers exceptionnels].
Il a insisté sur le fait que l’État doit intervenir là « où les privés ne peuvent pas faire mieux », ce qui a justifié sa politique de création d’entreprises à vocation stratégique.
Bussa a rejeté toute forme de gestion basée sur « le sentiment », déclarant que l’action publique doit impérativement être guidée par les « intérêts des citoyens ».
Son passage au ministère du Portefeuille, bien qu’écourté, ne l’a pas déçu ; il l’a plutôt perçu comme une opportunité de mettre en pratique ses principes de réformateur, prêt à servir la nation dans n’importe quel domaine, avec la même rigueur.

DES RÉFORMES AUDACIEUSES – L’ÉCONOMIE CONGOLAISE SOUS LE PRISME DE L’INNOVATION

L’une des facettes les plus impressionnantes du bilan de Jean-Lucien Bussa réside dans son audace à proposer et à concrétiser des réformes structurelles.
Confronté à un constat de bénéfices importants dans les joint-ventures minières qui ne se reflétaient pas dans le Trésor public, il a initié une réforme patriotique majeure : la suggestion de reverser 25 % des bénéfices de ces co-entreprises dans les caisses de l’État.
Un acte qu’il a défendu avec passion et pour lequel il a salué le soutien du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, des députés et des sénateurs, qui ont compris le sens profond de cette mesure pour la souveraineté économique du pays.
Son esprit d’innovation s’est également manifesté par des propositions pour la création de deux banques d’État dans le but de rentabiliser le flux de l’économie, une entreprise agricole et une société immobilière pour valoriser le patrimoine foncier des entreprises publiques.
Ces initiatives, bien qu’en cours de mise en œuvre, témoignent d’une vision à long terme, cherchant à moderniser l’économie et à maximiser les revenus de l’État de manière structurée.

DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE – LES RÉSULTATS CONCRETS DE LA RELANCE ET DE LA DISCIPLINE

Le passage de Jean-Lucien Bussa ne se résume pas à des idées, mais à des réalisations palpables qui prouvent l’efficacité de sa méthode.
Sur le plan de la relance des entreprises, il a fièrement annoncé que la compagnie Air Congo est en pleine dynamique de croissance et s’apprête à ouvrir une nouvelle ligne vers l’Afrique du Sud.
Il a également confirmé que Congo Airways va acquérir deux nouveaux avions, grâce à une opération soutenue par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Quant à la Minière de Bakwanga (MIBA), il a révélé qu’un plan de relance a été présenté au gouvernement en août 2024 et qu’une somme de 50 millions de dollars américains a déjà été délivrée, démontrant que la volonté politique de redresser ce fleuron est bien réelle.
Ces succès sont le fruit de son intransigeance envers les gestionnaires peu performants, dont certains ont été démis de leurs fonctions.
Il a également mis un point d’honneur à souligner que le gouvernement dispose aujourd’hui d’une politique générale des entreprises du Portefeuille, ce qui donne un cap clair et cohérent à l’ensemble du secteur.

L’HUMAIN AU CŒUR DE L’ACTION – JUSTICE SOCIALE ET DIGNITÉ POUR LES TRAVAILLEURS

L’une des facettes les plus émouvantes et les plus éloquentes du bilan de Jean-Lucien Bussa est sa dimension sociale.
Il a raconté avec fierté l’acte de justice accompli pour les agents retraités de la Régie des Voies Aériennes (RVA). Pour la première fois en 53 ans, 750 d’entre eux ont perçu leurs décomptes finals, un résultat rendu possible grâce à une intervention du ministère qui a facilité l’accès à un crédit à la EquityBCDC où un patriote, en la personne de Célestin Mukeba Muntuabu, alors directeur général, avait compris la nécessité. Et aujourd’hui il préside aux destinées de la CADECO SA ; allez-y comprendre la suite !
Cet acte symbolique a mis fin à des décennies d’attente et a restauré la dignité de ces anciens travailleurs.
Il a par ailleurs montré son engagement envers les agents de l’ONATRA, qualifiant leur problème de « difficile mais possible à résoudre », et a veillé à ce que le traitement salarial dans la plupart des entreprises publiques respecte le SMIG. Son action a prouvé que la rentabilité et la bonne gouvernance ne sont pas incompatibles avec la justice sociale, mais en sont au contraire la condition sine qua non.
Le bilan de Jean-Lucien Bussa restera comme un exemple de gestion où la rigueur économique a toujours été mise au service du bien-être et de la dignité des Congolais.

David MUTEBA KADIMA

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